Hello aujourd’hui on se retrouve pour un nouvel article céramique ! Je ne sais pas vous, mais en ce moment je suis plutôt fatigué et peu motivée, même pour les choses que j’aime le plus. J’ai eu un peu de mal à trouver un sujet sur lequel écrire. Je sais que j’aurais pu ne rien rien publier ce mois-ci, mais je vous avoue ne pas vouloir prendre de mauvaises habitudes et essayer de me remuer les méninges :).

J’ai finalement trouvé pertinent de vous parler des matériaux que l’on peut ajouter à la ceramique car ça permet de varier les effets et les textures avec des fois des choses qu’on ne soupçonnerais pas.

1 – Les clous, vis, boulons…

Personnellement je n’ai jamais eu l’occasion de mettre l’un de ces éléments dans mes créations céramiques, mais mon amie Sophie Irwin oui. Pendant nos études de DMA, je l’ai observer à mélanger ces éléments dans de la barbotine (terre liquide) ou en les incrustants de façon minutieuse ou organisé. Si l’idée vous tente je vous invite à vous aussi expérimenter les différentes façons de les mettre en terre :).

Pour ce qui est de la cuisson je vous conseille de faire des essais sur faïence pour commencer, car elle cuit à moins forte température. Si vous observé que les éléments rajoutés fondent alors il ne faudra pas cuire plus haut, car vous courez le risque d’abimer votre four. Deuxième petit conseil, prenez soins de protéger votre four en cuisant vos création sur des support par exemple ou en mettant les éléments qui fondent potentiellement à l’intérieur de pièces creuses.

Création céramique de Atelier Kylix
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2 -Du papier

Vous avez peut être déjà entendu parler de la « paper clay », traduit en français « terre papier », on la trouve principalement avec de la porcelaine. La cellulose contenu dans les pains de terre est vraiment finement haché et intégré à la porcelaine, pour pousser la finesse de la terre à son maximum. Elle n’a donc pas pour but de produire d’autre effet.

Ce qui peu être interessant est d’utiliser de la cellulose mais de façons plus grossière, ce qui donne un aspect irrégulier, parfois rugueux , protubérant…

Vous pouvez également travailler avec du carton , simple ou gondolé , ce qui pourrais permettre de travailler les épaisseur.

le papier de soie pour des chose plus fine et voluptueuse

le papier de verre pour voir si on peu garder l’aspect rugueux ou si le verre va fondre.

Pour la cuisson , rien de plus que d’habitude, vous pouvez cuire normalement ou opté pour une mono-cuisson sans risque.

3 – Des élément végétale …

C’est a dire des feuilles d’arbre, de l’écorce, des graines de plante , des pattes, du riz …

Vous avez peut être déjà entendu parlé de la porcelaine grain de riz ? Et bien ce sont des porcelaines dans lesquelles on a incrusté des grains de riz après qu’elles aient étés fabriqués. Placé minutieusement pour créer une belle harmonie, au four ils ont brulés laissant place à une faible épaisseur. La porcelaine aillant pour interêt sa translucidité, les espaces ou il y avait les grains font place à un tres beau motif à la lumière.

Vous pourrez donc obtenir le même type de résultats avec d’autre éléments que le riz sur de la porcelaine.

Pour les autre terres qui ne sont pas translucides, vous pouvez travailler les textures, les empreintes, mais aussi les effets de couleur lors de la combustion.

4 – Du verre

Le verre donne vraiment des rendus de fous !

Au fond d’une tasse on dirait de la glace ou du cristal. Pour cela rien de très compliqué, une foi que vous avez réalisé votre pièce et que vous êtes prêt à l’émailler, déposez deux, trois billes de verre au fond, et hop ! Au four pour une cuisson email.

Vous pouvez également concasser votre verre et en utiliser de différentes couleurs. Vous pouvez même jouer avec les différentes finesse de broyage pour obtenir des effets différents.

Vous pouvez travailler le verre dans la terre, mais attention à ne pas être trop gourmand, ça pourrai modifier la recette de votre terre et des affaissements pourrait arriver. Comme d’habitude, faites des essais, on est jamais trop prudent !

De même pour vos mains, faites attention, le verre est connu pour couper , même mélangé à la terre il reste le même.

5- De la terre deja cuite

Le mot juste est « la chamotte ». La chamotte c’est de la terre cuite concassée. Intégrée à l’argile plastique elle permet de créer un squelette à vos pièces céramique et permet de monter des pièces haute ou plus large.

Vous pouvez jouer sur les épaisseurs de chamotte, chez votre fournisseur la chamotte se calcule au millimètre du grain.

En laissant de gros morceaux dans votre terre vous pourrez obtenir des effets de pierre brut, quelque chose de rugueux avec la possibilité de re-créer des texture de météorite ou de cratère.

Plus vos chamotte seront fines, plus l’aspérité sera serré (si vous avez un ratio plus important de chamotte / terre) ou impalpable.

Vous pouvez aussi jouer avec les couleurs de vos chamottes. Par exemple votre terre est rouge, vous pouvez intégrer de la chamotte blanche. Ou votre terre est blanche, vous pouvez intégrer des chamotte rouge et noir .

Vous pouvez fabriquer vos chamotte très facilement en cuisant des tessons de biscuit et en les concassant vous même.

6- Des matières organiques

Pot que j’ai réalisé pendant mes études

Oui vous avez bien lu, des matières organiques !

Comme du yaourt, des flocons d’avoine, du marre de café… des éléments qui produisent des gazes. Donc si ils sont moisis c’est encore mieux.

Ces éléments, vous pouvez les mélanger à la terre, mais je craint que le résultat soit moins interessant que sur biscuit ou dégourdi.

Je vous conseille donc d’appliquer vos matières organiques après la première cuisson, badigeonnez votre créa avec un peu de yaourt, un peu de marre de café, appliquez un peu de papier alu à des endroits (matière non organique, oui) . Puis vous pouvez les placer dans votre four.

Pour avoir un rendu interessant il va falloir faire en sorte que la combustion de tous ces éléments reste dans le four. pour ça si vous avez des pots de fleur en terre cuite qui ne servent pas c’est le moment (vous savez les orangers qui pète toujours en hiver). Vérifiez qu’il n’y ait pas de fissure, et créez leur un petit bouchon. Placez le pot sur votre création, comme si vous lui mettiez une cloche sur la tête. Vous pouvez désormais lancer une cuisson de biscuit.

On ne cuira pas à haute température car les gazes de combustion ne doivent pas disparaître et doivent être absorbés pas le tesson.


Voilà pour cet article, j’espère que tout est clair et que le sujet vous aura plus. Si ce n’est pas le cas n’hésitez pas à me le dire en commentaire ou par mail, je serais ravie de vous lire.

Si tu souhaites des astuces précise sur la céramique ou que tu te poses d’autre question, n’hésite pas à me le dire et j’écrirais avec joie un article sur le sujet.